La première blockchain est apparu en 2008 avec la monnaie numérique bitcoin, développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto.

Aujourd’hui, la blockchain s’invite aux infos et la machine à café, mais elle reste parfois obscure. Avec le concours de Franck Dupont, développeur Blockchain et fondateur d’ART FOR ALL, start-up spécialisée dans les NFT, Upway.io fait le point.

 

 

Qu’est – ce que la Blockchain ?

Les blockchains permettent de stocker et d’échanger de la valeur sur internet sans intermédiaire centralisé (définition de Blockchain France)

Pour simplifier, les blockchains sont des grandes bases de données que tout le monde peut lire et utiliser, partagée entre tous ses différents utilisateurs, ce qui permet de vérifier sa validité.

Jean Paul Delahaye, mathématicien, utilise cette formule : « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

Les transactions faites sur la blockchain sont regroupées par block avant d’être validées par « un mineur » avant que la transaction soit visible pour tous. Les « mineurs » sont les utilisateurs des blockchains pouvant fournir une « Proof-of-Work » ou une « Proof-of-Stack » suivant la chaîne de blocs utilisées.

La première correspond à la résolution d’algorithme, implique une capacité de calcul impressionnante et a conduit à la création de ce qu’on appelle les fermes de minage. Elle est notamment utilisée par la blockchain Bitcoin.

La deuxième nécessite simplement de stacker sa crypto-monnaie afin de faire évoluer le réseau. Elle est notamment utilisée par Binance et Ethereum.

Si la « Proof-of-Work » a longtemps été privilégiée car utilisée par l’ainée et la plus connue des blockchain, son impact écologique de plus en plus dénoncé à mesure que l’impact de la digitalisation est connue, la rend aujourd’hui plus controversée.

 

Les possibilités induites par la blockchain

Si nous connaissons tous les possibilités de spéculations financière apportées par les blockchains sous forme de crypto-monnaies, les impacts de cette nouvelles technologies sont bien plus grands.

 

Au niveau financier :

L’invention de la blockchain permet aujourd’hui de proposer une finance décentralisée, appelée DeFi qui a pour but de transformer durablement notre système en supprimant les intermédiaires.

L’idée centrale est de créer un système financier et monétaire alternatif décentralisé et transparent en redonnant le contrôle aux utilisateurs via la suppression d’intermédiaires ou d’organes de contrôle central.

En s’appuyant sur la blockchain, la DeFi propose des services bancaires et financiers entre utilisateurs et décentralisés. Ils sont donc sans intermédiaire, instantanés, immuables, transparents, bien plus rapides et moins chers que les services classiques et impartiaux.

Au niveau de la valorisation des actifs

Grâce aux NFT, c’est à dire les non-fongible-token, il est  aujourd’hui possible de valoriser des pièces uniques, notamment dans l’art, l’immobilier, dans les jeux vidéos.

Ainsi un objet gaming digital peut être réellement possédé par quelqu’un si celle-ci possède le token correspondant. Pour aller plus loin, notamment dans le domaine de l’art, les NFT sont à même de résoudre la question de la propriété intellectuelle. En effet, bien que votre dessin soit référencé sur Google, si vous possédez le token correspondant, vous en êtes officiellement le propriétaire.

C’est au niveau de l’industrie musicale que les NFT pourraient trouver une résonance particulière : en effet, si à chaque chanson correspond un token, chaque fois que celle-ci est jouée l’artiste serait automatiquement rémunéré. Ainsi la rémunération des artistes musicaux, controversée depuis l’avènement du digital et la chute des ventes de disques, ne serait plus entre les mains de plateformes leader et controlée par le CSA mais directement entre les mains de chacun. Votre artiste préférée sera réellement rémunérée à chaque fois que vous écoutez ses chansons et non plus sur une fraction de votre abonnement.

 

 

 

Au niveau des certifications

On parle ici d’actes notarié, par exemple s’appuyant sur la blockchain afin de pouvoir être stockés indéfiniment, sans pouvoir être supprimés ou modifiés.

En effet tant que la blockchain est utilisée et donc partagée entre tous ces utilisateurs, il faudrait une panne mondiale pour que celle ci s’arrête et que les documents soient supprimés.

Vous voulez en savoir plus ?

Le webinar est disponible en replay sur notre LinkedIn !