Si on devait donner une définition de la cobotique, ce serait l’alliance de l’homme et de la machine au service de la performance. C’est dans l’industrie que l’on retrouve majoritairement cette technologie où elle confère aux opérateurs une fonction de supervision. Les robots sont aujourd’hui capable d’interagir avec les humains en s’inspirant des sciences de la vie.

En 2008, le premier cobot est vendu par Universal Robots, il s’agit d’un fabriquant danois et leur premier robot industriel qui était capable d’opérer en tout sécurité avec des hommes. Ce cobot était fait pour automatiser la surveillance des machines CNC (si vous voulez connaitre toute l’histoire de leur exceptionnelle ascension : c’est par ici. Ils sont encore aujourd’hui les leaders sur le marché avec des ventes dépassant celles de tous leurs concurrents réunis.

Si vous voulez allez faire un tour sur le site du leader mondial en terme de cobot, c’est par .

L’esprit de collaboration

L’esprit de collaboration entre humains et robots est compris dans le « C » de cobotique. Les tâches quotidiennes et répétitives, qui peuvent être dangereuses ou pénibles sont gérées par une machine. Les principaux apports de la machine sont la sécurité, la souplesse, la force mais aussi le confort. Ceci tout en conservant les capacités de décision mais aussi d’analyse propre à l’homme. Les experts interrogés estiment tous qu’il s’agit d’une véritable aubaine pour la France, à condition bien sur de saisir les opportunités amenées par cette nouvelle technologie.

 

Perspectives d’avenir

Les cobots ne représentent aujourd’hui qu’une infime part des robots industriels (moins de 2%), les commandes en revanche, ne font que de grimper. En 2015 il s’en est vendu 4300 dans le monde, mais ce phénomène prend tellement d’ampleur que certaines estimations montent jusqu’à 150 000 ventes d’ici à 2020. Adolfo Suarez, expert robotique chez Airbus disait déjà en 2016 que la France devait absolument miser sur cette technologie pour ne pas se faire dépasser et continuer à faire la différence avec les autres.

Pourquoi cela constitue une aubaine pour la France ?

Dans notre pays, la grande majorité des industries sont des PME, et le prix d’un cobot est environ 10 fois moins cher qu’un robot utilisé habituellement dans l’industrie. En plus de l’aspect financier, il est très facile de les programmer et cela fait encore pencher la balance en leur faveur.

Où en est la France dans tout ça ?

En terme de normes et de sécurité, le robot collaboratif n’est pas encore au niveau d’un robot industriel.

En France, afin de faire face à ce problème, le fabriquant Stäubli à développé un robot, le TX2 : il dispose d’un laser scanner qui peut savoir quand un opérateur approche, il s’adapte également aux humains et aux cadences du monde industriel, qui sont souvent rapides.

Afin d’avoir le meilleur produit possible il faut également que sa conception soit respectueuse de l’environnement et son cout pas trop élevé. Evidemment Stäubli n’est pas le seul fabriquant français du domaine, il y a aussi la société RB3D qui fabrique des exosquelettes et qui présentaient dernièrement Exopush, leur robot destiné aux travaux de la route.

Sur ce marché on retrouve aussi la Start up Sybot qui a mit au point un cobot extrêmement sensible grâce à des actionneurs. Même si la technologie française est avancée sur le sujet, il faut toutefois encore se méfier de la concurrence mondiale avec des marques comme Kawasaki, Kuka, ou encore ABB qui sont des précurseurs dans ce domaine.

Encore des progrès à réaliser

Ces systèmes se répercutent sur tout l’environnement de travail. En effet, le robot reste une machine avec laquelle il est impossible de nouer des liens affectifs, or les employés ont besoin de ces liens avec leurs collègues de travail. Un robot qui va assister une personne dans une charge peut supprimer une certaine pénibilité mais également l’interaction et l’entraide. La facilité de les intégrer au sein de l’espace de travail ainsi que leur capacité à évoluer en font un outil malléable à disposition de l’homme. Mais leur intégration dans le monde du travail à forcément des conséquences sur l’organisation du travail et sur les salariés.

 

 

L’enjeu de la sécurité

La sécurité est un enjeu majeur pour la cobotique, à partir du moment où le robot évolue en dehors des cadres habituels. Les constructeurs se sont bien entendu déjà emparé du problème en construisant des bras robotisés collaboratifs équipés de capteurs qui permettent l’arrêt total du robot en cas de contact. Il est aussi possible de dessiner une barrière immatérielle autour du robot qui l’oblige à s’arrêter immédiatement en cas de franchissement. On estime aujourd’hui que la sécurité est assurée quand le robot peut réagir en moins de 100 millisecondes. L’important est que ces robots ne se substituent pas à une analyse des risques complète et adaptée. Cet exercice est plus difficilement réalisable qu’avec un robot classique car le cobot sera demain adaptable à d’autres tâches que celles pour lesquelles il sera initialement programmé.

 

Se former pour réussir en cobotique

En France, l’Ensam a lancé sur son campus lillois un mastère spécialisé en robotique collaborative appelé ColRobot. Le but de cette formation est de former des ingénieurs roboticiens pour qu’il puissent intégrer la cobotique aux entreprises. Si vous voulez suivre cette formation il faut des bases solides dans l’art de la mécatronique. Savoir utiliser les algorithmes et l’intégration des hommes dans l’usine.

Cette formation est adressée aux ingénieurs Bac +5, aux demandeurs d’emploi ainsi qu’aux salariés. C’est une formation divisée en deux périodes de 6 mois en cours et 6 mois en stage réalisée chez des industriels. Le but de cette formation est que, à terme, nous puissions voir apparaitre de nouvelles Start up qui pourront, nous l’espérons faire une fois de plus briller la France sur la scène internationale.