D’ici 2025, le nombre d’assistants vocaux dans nos foyers devrait tripler, ce sont ces marchés, avec celui des smart tv qui devraient le plus progresser, on estime une augmentation annuelle d’environ 100 %.

Le paysage de la domotique de demain

Si le secteur des objets connectés est en pleine croissance, il est difficile de savoir quels seront les objets présents demain au sein de nos foyers, la vraie question est plutôt : Quel avenir peut on envisager pour eux ? Dans toutes les études qui sortent chaque année, le point sur lequel tout le monde tombe d’accord en tout cas, c’est sur le fait  que la tendance des nouvelles technologies et de la place d’internet dans nos vies ne fera que croitre.

Une étude datant de février 2019 à montré à quel point les assistants vocaux étaient présents sur une énorme partie des objets connectés. Que ce soit Siri pour Apple, Alexa pour Amazon, Google Assistant… Ce sont toutes des technologies intelligentes qui se trouvent au coeur de nouvelles solutions de l’innovation. Les experts estiment que les assistants vocaux intégrés seront présent dans 8 milliards d’équipements connectés d’ici  2023.

 

Une montée vertigineuse

Cette démocratisation a débutée grâce aux smartphones et ils seront les piliers d’innovations dans le futur. La présence de Siri sur IOS, ou de Google Assistant pour Android est aujourd’hui inévitable et à pour but de simplifier nos recherches que ce soit sur le web ou en interne sur le téléphone. Encore dans les années à venir, le Juniper Research estime une augmentation de 41,3 % pour les recherches sur les enceintes connectées, quand aux aux objets connectés tels que les bracelets ou les montres auraient une progression annuelle de 40,2 %. Ce qu’il faut comprendre c’est que nous n’en sommes aujourd’hui qu’aux prémices de cette nouvelle matière d’effectuer des recherches et que, demain, beaucoup plus d’objets devraient bénéficier de cette technologie (dans les voitures, les réveils et même pourquoi pas les chaussures…). Ce que l’on ne sait pas pour l’instant cependant c’est quelle forme prendra cette nouvelle compétition et quelles marques s’empareront de ces marchés.

Cependant une ambivalence persiste dans le sens ou toutes les études montrent aussi que le marché des télés connectées ne cesse d’être en pleine effervescence lui aussi, les ventes sur ce marché atteindraient même une hausse de 121 % annuellement d’ici à 2023. Ces objets sont en plein bouleversement et de nombreux changements sont en cour, autant sur le fond que la forme, que ce soit avec les téléviseurs intelligents mais aussi les nouveaux écrans pliables…

 

Allons nous devenir fainéant ?

Que ce soit pour nous ou pour les générations futures, la question mérite d’être posée, l’arrivée de toutes ces technologies va-t-elle nous pousser à n’être que des assistés ? On estime qu’il ne faut pas exposer un enfant avant 3 ans à un écran mais qu’en est il des recherches vocales ? Les experts s’accordent sur le fait qu’il ne faudrait pas en faire profiter aux enfants avant 6 ans. Le problème c’est qu’avec ces assistants nous n’apprenons pas grand chose, si ce n’est qu’a attendre que tout vienne naturellement à nous sans que nous ayons à bouger le petit doigt. Il faut apprendre à vivre avec les écrans mais aussi bien sur il est important d’apprendre à vivre sans.

Cependant il ne faut pas voir le mal partout, bien au contraire, il y a encore peu de temps, l’accessibilité était un sujet de première importance. Ce type de nouvelles interfaces peut aider les personnes en situation de handicap par exemple, de par la simplicité qu’elle offrent à accéder à un contenu ou à quelconque service en ligne. Pour les personnes analphabètes, les non voyants, et ce, dans tous les pays, les assistants vocaux détiennent peut être la solution à tout un tas de problèmes.

Autre cas de figure, pour les personnes âgées, les assistants vocaux sont particulièrement efficaces, certaines n’ont pas le courage d’apprendre à se servir d’un smartphone ou d’un ordinateur. En ce titre, l’assistant vocal est un bon moyen que ce soit pour garder le contact, se renseigner, ou même faire appel à de l’assistance à distance. Aujourd’hui une enceinte est capable d’appeler les secours à la place d’une personne en situation de détresse… La population mondiale étant en vieillissement globalement, cela correspond à un énorme marché potentiel pour les marques.

 

On nous espionne ?

Il y a peu de temps nous avons appris grâce au site Bloomerg que des milliers d’employés d’Amazon étaient payés pour écouter les conversations des utilisateurs à travers leur enceinte connectée « Echo » afin soit disant d’améliorer leur logiciel. Mais la question que tout le monde se pose c’est : Pourquoi ont il besoin de connaitre l’intimité de leurs clients ?

Tous les constructeurs de ce genre de technologies ont besoin de superviser leurs intelligences artificielle, mais le problème que Bloomerg vient de faire éclater au grand jour est que la méthode employée par les employés d’Amazon pose quand même quelques questions. Les enceintes connectées sont faites d’une certaine façon, elles sont équipées d’un micro, de hauts parleurs, et un logiciel de traitement qui sert à comprendre le langage, ils ont un certain nombre de « capacités » et de « compétences » comme le fait d’être théoriquement en apprentissage permanent.

L’enregistrement de ce que vous dites n’est pas une nouveauté en soi, vu que les entreprises ont besoin de ces données afin d’améliorer leurs logiciels, tout ceci à pour but d’agrémenter leur bases de données en premier lieu (avec les accents, les différents dialectes par exemple). Ce genre de choses, l’appareil à du mal à le faire par lui même.

Toutes ces données non traitées doivent l’être à un moment ou à un autre afin d’améliorer l’intelligence artificielle de la machine et par la même occasion, l’expérience de l’assistant vocal. C’est à partir de ces limitations et contraintes que l’action humaine est devenue nécessaire pour une « révision vocale », cette révision, les utilisateurs n’en avaient pas été informés par Amazon, Google, Microsoft ou Apple.

 

L’intimité et la vie privée remise en question ?

Les « réviseurs » sont censés écouter des séquences courtes des utilisateurs, pour les employés d’Amazon, certains employés disent s’être retrouvé à devoir écouter des situations dérangeantes voire criminelles… On parle ici d’abus sexuels ou de personnes se confiant pour des maltraitances quelconques, dans ce genre de situations les employés partagent ces enregistrements via un canal de communication privé vers d’autres « réviseurs »,mais ne peuvent pas faire beaucoup plus.

Une employée de Google cette fois a aussi expliqué que toutes les données personnelles comme les adresses, les numéros de carte, numéros de sécu sont accessibles si ils ont été dictés. Il en est de même pour toutes les requêtes (de types sexuelles la plupart du temps) ou autres qui peuvent être réutilisées après par les constructeurs afin d’agrémenter le champs d’action de leurs machines.

Les utilisateurs donnent des informations parfois confidentielles à des opérateurs sans jamais savoir si elles seront ou non utilisées à des fins d’identification. Aujourd’hui les règles sur la protection des données à ce niveau la sont presque inexistantes et l’encadrement des opérateurs est plutôt faible. De plus les employés chargés de récupérer ces données ne sont soumis à aucun contrat stipulant un accord de confidentialité concernant les données qu’ils doivent traiter.

Avec ces nouvelles révélations, on en connait un peu plus sur l’univers des enceintes connectées, une part beaucoup moins attrayante qui fera réfléchir à deux fois avant d’en acquérir une…